Rafael Payare faisait la une du numéro de février 2026 du magazine Preludium, à la veille de ses débuts à la direction de l’Orchestre du Concertgebouw. Cet article retrace le parcours musical de Payare, depuis ses premières expériences de musicien au Venezuela jusqu’à son ascension comme chef d’orchestre de renom et directeur musical du SDS et de l’OSM.
Payare s’exprime sur ses débuts à Amsterdam :
« Je crois que c’est un immense honneur. Je connais l’histoire de cet orchestre, avec Willem Mengelberg et Gustav Mahler. On ne trouvait pas beaucoup d’enregistrements au Venezuela, mais lorsque nous partions en tournée avec l’Orchestre symphonique Simón Bolívar, nous étions les premiers à courir dans un magasin de CD dans chaque ville. Nous nous étions mis d’accord entre nous : “Si tu achètes ceci à Vienne, j’achète cela à Berlin.” Puis nous écoutions les disques et échangions nos impressions. »
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La saison prochaine, le SDS proposera 19 programmes composés de chefs‑d’œuvre orchestraux, de prestations époustouflantes de nos solistes invités et d’une exploration d’un univers musical aux couleurs chatoyantes et aux rythmes enivrants, le tout conçu pour raconter en musique des histoires profondément humaines. Le public pourra entendre 13 symphonies, 15 concertos et cinq récitals, ainsi que 15 œuvres jamais interprétées par le SDS, dont une création américaine.
Les œuvres iront de l’héroïque au fantastique, du drame aux tableaux d’atmosphère. Le public sera invité à entreprendre des périples sonores à travers des paysages terrestres et aquatiques du monde entier, comme les mers de l’Atlantique Nord, les plaines du Venezuela, les panoramas nordiques, les prairies américaines et les voies migratoires des papillons monarques de la côte ouest. Par la musique, on voyagera également au cœur de danses, de chants, de récits et de cultures du monde. La prolongation du contrat du directeur musical et artistique Rafael Payare assure la poursuite de sa vision artistique et de ses ambitions pour l’orchestre, en façonnant le « son San Diego » à travers l’exploration constante des riches possibilités acoustiques de la salle de concert. Payare ouvrira et conclura la saison de manière héroïque, en dirigeant, lors du week‑end de la saison, Une vie de héros de Richard Strauss et en présentant, pour le grand concert de clôture, la création américaine de la Symphonie no 6 de Jimmy López, Monarch, ainsi que la Neuvième symphonie de Beethoven. Entre‑temps, Payare poursuivra son exploration des symphonies de Chostakovitch (no 10) et de Mahler (no 6) et dirigera également la Neuvième de Bruckner ainsi que des œuvres d’une extraordinaire imagination artistique, notamment la Symphonie fantastique de Berlioz, Le Mandarin merveilleux de Bartók, la Suite L’Oiseau de feu de Stravinsky, les Danses symphoniques de Rachmaninov et les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein.
Jimmy López entame la seconde de ses deux années comme compositeur en résidence au SDS et à l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). Le SDS interprétera deux de ses œuvres : Shift, son Concerto pour trombone et orchestre, et sa Symphonie no 6, Monarch (2025). Commandée conjointement par le SDS et l’OSM, Monarch s’inspire de la migration des papillons monarques et propose une réflexion sur le fragile équilibre entre la vie et l’environnement.
Le SDS présentera pour la première fois 15 œuvres qui appartiennent à un large éventail de styles et d’époques : la Rapsodia española d’Isaac Albéniz ; le Concerto pour violon no 1 de Béla Bartók ; la Margariteña d’Inocente Carreño ; La Colombe des boisd’Antonín Dvořák ; le Concierto argentino d’Alberto Ginastera ; Fairytale Poem de Sofia Goubaïdoulina ; la Partita pour cordes de Gideon Klein ; Shift, concerto pour trombone et orchestre et la Symphonie no 6, Monarch (création américaine) de Jimmy López ; Mer calme et heureux voyage, op. 27 de Felix Mendelssohn ; la Chaconne tirée du ballet Idoménée de Wolfgang Amadeus Mozart ; Assonanza pour violon et orchestre de chambre de Matthias Pintscher ; la suite tirée des Biches de Francis Poulenc ; Tzigane de Maurice Ravel ; et kínēma d’Esa‑Pekka Salonen.
Rafael Payare déclare : « Le Jacobs Music Center est devenu un lieu véritablement inspirant où notre orchestre et notre communauté se réunissent pour des concerts. Pour la saison 2026‑2027, je me réjouis de poursuivre cette collaboration avec les merveilleux musiciens de l’Orchestre symphonique de San Diego, afin d’offrir des moments de beauté à un public qui nous a si chaleureusement accueillis. Ce lien est au cœur de notre art, et je suis extrêmement reconnaissant et enthousiaste à l’idée de partager ces incroyables œuvres orchestrales avec notre public fantastique. »
Le Jacobs Music Center accueillera, le jeudi 29 octobre à 20 h, une représentation spéciale de l’OSM organisée par le SDS, sous la direction musicale et artistique de Rafael Payare, avec la participation du violoniste Leonidas Kavakos. Le programme s’ouvrira sur Elysium (2021) du compositeur canado‑allemand Samy Moussa, une méditation lumineuse sur l’au‑delà envisagé comme la récompense ultime d’une vie éthique. On entendra ensuite le Concerto pour violon en ré majeur de Tchaïkovski, l’une des œuvres les plus appréciées du répertoire, réputée pour sa beauté lyrique, son intensité romantique et sa virtuosité éblouissante. Le concert se terminera avec L’Oiseau de feu de Stravinsky, présenté dans sa version intégrale pour le ballet. Une soirée musicale prometteuse, riche en couleurs et en images.
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En février 2026, Rafael Payare a fait ses débuts avec l’Orchestre royal du Concertgebouw (Amsterdam) en dirigeant le violoniste Frank Peter Zimmermann dans le Concerto pour violon de Frank Martin. Le programme comprenait la Dixième symphonie de Chostakovitch et Fairytale Poem de Sofia Goubaïdoulina, inspiré de The Little Piece of Chalk de Miloš Macourek (18 et 19 février). Il a ensuite dirigé la Dixième de Chostakovitch seule, dans le cadre de la série « Essentials » de ce même orchestre (20 février).
Pour son retour à la tête de l’Orchestre de Philadelphie, Payare a dirigé le Concerto pour violon de Tchaïkovski, avec le premier violon David Kim comme soliste, ainsi que L’Amour sorcier de Manuel de Falla — dont l’Orchestre de Philadelphie avait assuré la création américaine en 1922 — et Devil’s Promenade du compositeur autochtone novateur Louis Wayne Ballard (du 5 au 7 février).
En mars, Payare dirigera l’Orchestre de Cleveland à Miami, accompagné de membres du New World Symphony. Le programme comprendra Le Cygne de Tuonela et le Concerto pour violon en ré mineur de Sibelius, avec le violoniste Sergey Khachatryan comme soliste, ainsi que Le Sacre du printemps de Stravinsky (27 et 28 mars).
Pour sa dernière apparition de la saison aux États‑Unis, Payare se joindra à l’Orchestre symphonique de Pittsburgh et à la pianiste Yulianna Avdeeva pour interpréter le Deuxième concerto pour piano de Prokofiev et Le Sacre du printemps à nouveau, et Perú Negro de Jimmy López (les 10 et 12 avril).
Après avoir dirigé la Huitième symphonie de Chostakovitch à San Diego et la Dixième avec l’Orchestre royal du Concertgebouw cet hiver, Payare revient à l’Orchestre symphonique de Berlin avec la Septième symphonie du même compositeur — qu’il dirigera également à Montréal cette saison —, accompagnée d’une nouvelle représentation de Diaspora, concerto pour saxophone et orchestre de Billy Childs, avec le saxophoniste Steven Banks (7 juin).
L’Orchestre symphonique de San Diego (SDS) a prolongé le mandat de Rafael Payare à la direction musicale et artistique jusqu’à la saison 2028‑2029. Ainsi, le SDS souligne dix années de leadership novateur de Payare à la tête de l’orchestre.
Cette période a profondément marqué l’histoire du SDS, grâce notamment à l’inauguration de deux sites emblématiques : le célèbre Rady Shell à Jacobs Park, sur la baie de San Diego, et le Jacobs Music Center, magnifiquement restauré, au centre‑ville de San Diego.
« Nous sommes ravis que Rafael ait prolongé son engagement à nos côtés », déclare Martha Gilmer, présidente‑directrice générale de l’Orchestre. « La vision que possède Rafael de l’orchestre et son talent musical inspirant ont transformé notre formation en renforçant à la fois l’excellence artistique de nos musiciens et nos liens avec la communauté de San Diego. Au cours de son mandat, nous avons inauguré deux salles exceptionnelles, accueilli 26 nouveaux membres au sein de notre orchestre, interprété plusieurs nouvelles œuvres et intensifié notre enracinement local en amenant nos musiciens à se produire dans de nombreuses collectivités, centres communautaires, écoles et hôpitaux. Alors que nous nous tournons vers l’avenir, nous allons porter la musique de notre orchestre encore plus loin. Notre priorité absolue est d’étendre notre rayonnement dans notre région, ainsi qu’à l’échelle nationale et internationale, et de développer un lien plus profond avec le public. Comme Rafael l’a toujours dit, “tout est possible” et nous continuons à viser haut. Nous nous réjouissons de cette nouvelle période de collaboration extraordinaire et de créativité. »
Ce que dit Payare
« Le partenariat artistique qui m’unit merveilleusement à l’Orchestre symphonique de San Diego ne cesse de s’épanouir, et je suis fier de contribuer à façonner sa sonorité en constante évolution. Les salles exceptionnelles de San Diego sont une source d’inspiration qui nous permet d’explorer et de présenter la musique sous un nouveau jour. Ensemble, nous continuerons à approfondir l’art de l’orchestre, à atteindre de nouveaux sommets et à élargir sans cesse notre répertoire. Je suis vraiment ravi de partager cette aventure extraordinaire avec notre public. »
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